Nous n'avons que l'embarras du choix pour commencer, va pour un Aberlour 1990 à 54,4%: l'occasion est très rare de trouver un Aberlour de négoce, en voici un de très belle facture, beaucoup de fraicheur , de finesse , un nez floral et une bouche beaucoup moins "caramel" que bien des versions.Le petit coté chataîgne est présent, mais sans aucune amertume désagréable. Vraiment étonnant et confortant. A découvrir.
Autre petite surprise, un Rare Ayrshire 1975 à 47,5%, single malt des Lowlands issu d'une distillerie fermée cette même année ayant appartenu au groupe William Grant... que dire des vieux Lowlands, si ce n'est que les sherry casks donnent des eaux-de-vie splendides tandis que les bourbon barrels conservent plus la typicité de ces whiskies désormais rarissimes. On y retrouve des parallèles séduisants avec un Linlithgow (encore un nom d'emprunt décidément), beacoup de fraîcheur, une expression très riche, herbacée et parsemée de fruits et d'épices douces, quelque peu minérale: superbe et précieux !
Glenugie 1977 qui ne fait que 45.5 %, autant dire un bain de jouvence quand on le déguste en compagnie de ses confrères cask strength. Tout est en place, le fruit, la fermeté, le caractère gourmand, la complexité aromatique, une belle céréale, des notes d'herbes fraîchement coupées, d'agrumes juteux, le tout agrémenté d'épices douces et orientales. Un cask strength qui sait apaiser le palais des dégustateurs les plus chevronnés et qui attendrira les baroudeurs de la dégustation.
Le Ben Nevis 1992 (Sherry Cask) est un des whiskies les plus lyriques que nous ayons eu l'occasion de sélectionner: un nez au premier abord très marqué par le xérès, entre le vieux vinaigre et le fino iodé, un grand écart qui laisse la place à des notes d'oignon s'échappant rapidement sur les agrumes (pamplemousse intense), le tout dans une note profonde d'encre de Chine. Viennent après des notes classiques, maltées, minérales, sur la noix, le camphre avec une grande fraîcheur végétale (une pointe de citron vert et de poire confite). La bouche est intense, avec des notes de café, d'abricot, de sirop d'érable, de radis noir, raifort, d'acacia, de raisin blanc... que de précision et d'intensité: une vraie gourmandise.
Une petite parenthèse sur le Benriach 1994, tourbé affiné en fût de château d'Yquem, d'une grande expressivité, un whisky multi-couches, entre une tourbe exacerbée et un liquoreux miellé et abricoté le speyside se fait une belle place... surprenant comme nous l'avions vu dans le club, mais quand même il mérite plus qu'un simple détour. Un fût précédent affiné en fût de porto a été récemment plébiscité, pas étonnant.
Bunnahabhain 1997 à 59%, la version brut de fût et tourbée tant attendue, très marquée par le sherry, ronde et fruitée, avec une tourbe très présente, très agréable en apéritif avec sa matière assez compacte et directe, à la fois une gourmandise et une découverte.
Passons maintenant au Highland Park 1990 à 57.1 %. Tout commence par une pointe de fumée anguleuse, triangulaire oserais-je dire et se poursuit sur les fruits mûrs et les agrumes frais. Pourtant le style est capiteux à souhait. J'y vois poindre des accents sauternesques. On passe ensuite dans un registre automnal (marron, feuille) et sur la mandarine. Le sucre d'orge prend ensuite le relais à grand galop. La bouche est marquée par des notes de verveine et de pomme caramélisée. Le sel est également présent en milieu de bouche. Celle-ci s'élargit sur la fumée présente en début de nez. L'ensemble laisse une impression de finesse et de race.
Les autres versions suivront.















Commentaires
1. Le mardi 27 mars 2007 à 12:50, par Serge
2. Le jeudi 29 mars 2007 à 00:04, par AlexandreV
3. Le jeudi 29 mars 2007 à 10:13, par Serge
4. Le vendredi 30 mars 2007 à 15:20, par AlexandreV
5. Le vendredi 30 mars 2007 à 21:11, par Serge
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