Bernard nous a fait plaisir en nous proposant une petite sélection de rêve :
Glenlivet 50 ans Carafe Edition 50ème anniversaire de La Maison du Whisky G&M – 40° Bowmore 1968 Celtic Heartlands M.M 40,6° Talisker 50 ans Secret Stills G&M – 45° Strathisla 1955 Private Collection G&M – 59,2°
Trop dur la vie. Etre obligé d’aller travailler un samedi soir à déguster et à prendre des notes, près d’une piscine avec vue sur la baie de Saint Gilles les bains …
La dégustation a été faite en compagnie de trois autres amateurs. La dégustation s’est déroulé à l’aveugle. Seul Bernard et moi-même étions au courant de la sélection.
Le premier servi fut le Glenlivet 50 ans. Pour ma part ayant eu la chance de déguster plusieurs 50 ans de chez Gordon & Macphail, Mortlach, Glen Grant et Glenlivet, je l’ai trouvé constant par rapport aux précédentes versions. Il s’est révélé très fin, crémeux, réglissé, vanillé et même légèrement camphré. Bien sûr il ne faut pas chercher la puissance et la longueur en bouche infinie. C’est peut être ce qui a dérouté certains des dégustateurs qui l’ont trouvé un peu léger.
Le second, Bowmore 1968, surpris tous les dégustateurs … non initiés aux vieux Bowmore (non sherry cask). En le servant, j’ai annoncé à mon hôte Bernard « Tu verras, ils vont tous dire que c’est un irish ». Bingo ! A peine le nez dans le verre que tout le monde s’est arrêté sur un whisky irlandais. Ah ah ah. Le piège facile. On se fait avoir une fois, pas deux. Tout l’intérêt de cette dégustation à l’aveugle très instructive. Cette version s’est révélée magnifique. Du fruit, de l’exotisme, de la fraîcheur à souhait. Sous les tropiques, cela charme aisément les papilles.
Nous arrivons au Secret Stills 1955 50 ans qui n’a depuis longtemps plus rien de secret. Nous savons tous qu’il s’agit d’un Talisker 50 ans. Rien que de prononcer « Talisker 50 ans » ça m’impressionne … En effet, nous avons souvent le droit au même 50 ans : Glenlivet, Glen Grant, Macallan … un Talisker 50 ans est donc un bel événement. 1955, nous renvoie au fameux Talisker 1955 38 ans embouteillé il y a dix ans par le même Gordon & Macphail. Quel souvenir cette bouteille. Je me rappelle qu’avec le club MW nous avions trouvé une mignonnette dans un bar de John O’ Groat’s avant de prendre le ferry pour aller sur les Orcades. La mignonnette trépassa sur le ferry …. La couleur ambre rougeâtre du 50 ans est superbe. Le nez crémeux, fin, aux accents de vanille, de cuir, de réglisse, de bois précieux, d’épices douces m’a évoqué la version de 38 ans. La bouche présente un beau développement et une longueur en bouche remarquable pour un 50 ans. C’est ce qui manquait au Glenlivet … mais attention, je pense qu’il s’agit avant tout d’une question de concentration et de degré (il y a 5 degré de différence). Le côté îlien du Talisker semble forcément avoir disparu après 50 ans de fût quoique il possède une présence et une typicité qui le diffère d’un vieux Speyside.
Enfin, nous avons terminé sur le Strathisla 1955 48 ans embouteillé à 59,2° !!! La bonté des anges a permis de conservé un degré exceptionnel pour un presque cinquantenaire. La couleur est tout bonnement hallucinante. Attaché vos ceintures parce que nous avons affaire à du lourd ! Quelle puissance et quelle richesse. Et pourtant ce dernier venait après un duel de Carry Poulet, un plat réunionnais plein de saveurs. Notre hôte « affrontait » un autre convive, chacun ayant préparé son Carry Poulet … Résultat, Match nul mais des estomacs rassasiés … enfin presque puisque un duo de chocolat a suivi ! Fondant au chocolat maison puis mousse au chocolat maison … « Allo docteur, il y a 8 crises de foie à soigner » ; « Ecoutez je vous conseille un traitement de choc, monsieur Dron, un Strathisla 1955 59° s’impose. C’est radical mais attention ce traitement est onéreux et non remboursé par la sécu » …
J’avais un excellent souvenir d’un Strathisla 1955 40° de chez G&M. Superbe presque aérien … Là c’est tellement riche qu’il faudrait le moteur de la fusée arianne pour espérer un peu décoller. Le nez est presque médicinale. La bouche est très puissante et possède une relative belle jeunesse même si l’amertume du bois en finale trahie son bel âge. Une version un peu hors norme qui nécessite pour ma part une deuxième dégustation pour bien l’apprivoiser.
En bref, une dégustation exceptionnelle pour ma part. Je tiens à remercier Bernard THOMAS et sa femme qui nous ont royalement reçu et nous ont permis de déguster des choses rares.
















Commentaires
1. Le vendredi 16 juin 2006 à 19:23, par PNicolas
2. Le samedi 17 juin 2006 à 07:05, par Manu (MW RĂ©union)
3. Le samedi 17 juin 2006 à 09:08, par PNicolas
4. Le samedi 17 juin 2006 à 10:18, par Manu (Mw RĂ©union)
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