Comme promis, nous avons dégusté nos trois whiskies à l’aveugle. Que de surprises, n'est ce pas ? Du bourbon, du japonais ou peut-être de l’écossais ? …. Mais, qu’avions-nous dans nos verres exactement ?
Pour le premier whisky à l’aveugle, nous avions choisi de vous faire déguster un Aberfeldy 1993, Gordon & MacPhail Reserve, 46 %.
Aberfeldy est une distillerie écossaise du Sud des Highlands créée en 1896, située à proximité d’Edradour et de Blair Athol. Cette version d’Aberfeldy est un First Fill Sherry, c’est-à -dire que le whisky a vieilli dans un fût unique de Sherry de premier remplissage.
Couleur : vieil or, reflets ambrés
Nez : frais, délicat. Notes herbacées (bruyère), florales (rose) ainsi qu’un côté miel et crème de marron. A l’aération, notes fruitées (orange, abricot) et épicées (cannelle, poivre blanc).
Bouche : Bel équilibre. Bouche fruitée (ananas, papaye). Caramel au beurre salé et praline.
Finale : fruitée (notes pâtissières, tarte à la banane) et herbacée (paille).
En ce qui concerne le deuxième et le troisième whisky, nous vous avons laissé dans le noir jusqu’à la dernière goutte.
Etait-ce le même whisky ? le même embouteilleur ? de vieux millésimes ? des whiskies réduits ou bruts de fût ?
En fait il s’agissait de deux Caol Ila, distillerie écossaise implantée sur l’île d’Islay. Elle fut créée en 1846.
Caol Ila 1996, Berry Bros, 57 %
Couleur : jolie couleur pâle, façon vin blanc sec.
Nez : finement cendré, pas marqué par l’alcool. Evolue sur des notes citronnées. M. Dedieu-Anglade ajoute « iodé, herbacé et floral ».
Bouche : puissante, révèle des notes d’agaves. Pointe sucrée élégante. Notes de malt vert, de fleurs (pivoine et alcool de rose) et de terre grasse. Avec le temps, le chocolat et la poudre de cacao s’accentuent.
Finale : on est sur un caractère évanescent qui ne fait pas prendre pied sur terre. Une pointe de sel avec une touche de menthol.
Caol Ila 1994 Cask Strength, Gordon & MacPhail, 58.2 %
Couleur : vieil or, légèrement ambrée.
Nez : empyreumatique (pin, sève), animal (musc, clou de girofle) et fruité (fruits noirs mûrs, voire compotés). La tourbe est plus accusée que dans le premier Caol Ila. Notes de céréale, de pain d’épices. Une certaine plénitude, de la rondeur. Devient terreux au fur et à mesure.
Bouche : Très onctueuse et suave. Marquée par la réglisse noire et le camphre. Belle amertume. En y ajoutant de l’eau, je remarque en bouche des accents de charbon mêlé de banane flambée !
Finale : imposante. On y décèle des notes de fruits secs, d’épices (poivre, cannelle), un soupçon d’agrumes (orange confite), de brioche chaude, le tout enrobé de chocolat…
















Commentaires
1. Le mercredi 19 avril 2006 à 17:44, par AlexandreV
2. Le mercredi 19 avril 2006 à 18:10, par jeanmarc
3. Le mercredi 19 avril 2006 à 18:17, par AlexandreV
4. Le mercredi 19 avril 2006 à 18:25, par MArc
5. Le mercredi 19 avril 2006 à 19:37, par PNicolas
6. Le jeudi 20 avril 2006 à 10:00, par SĂ©bastien
7. Le jeudi 20 avril 2006 à 10:32, par sacha
8. Le jeudi 20 avril 2006 à 12:51, par jeanmarc
9. Le jeudi 20 avril 2006 à 14:41, par benoit
10. Le samedi 22 avril 2006 à 16:59, par Corinne
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.