L’été rime chez nous avec saison des pluies donc exit les jardins et direction le 2ème étage de l’hôtel Saint Alexis pour cause de pluies … J’avoue préférer de loin les soirées dans les jardins qui sont plus cools et joviales …
A l’étage, je ressens comme un petit côté « guindé » dans l’atmosphère que j’apprécie moins.
Les deux premiers whiskies ont été dégusté avant le plat principal. Voici au passage le menu de la soirée.
Magret de canard juste rôti à l’ananas Victoria caramélisé, Tartine aux légumes provençaux, Jus gourmand aux fruits rouges et vanille-Bourbon
Tendresse de noix de coco et fruits de la passion, Sirop de pamplemousse roses et mandarine
Cette première partie de dégustation a été surprenante et à la fois instructive.
Le Longmorn 1990 joue sur un registre boisé maîtrisé permettant une très belle expression des arômes de distillation tandis que le Glendullan 1996 mise tout sur l’apport du fût et précisément de l’affinage en fût de grenache.
Pour ma part, sur le registre de la finesse et de l’élégance, j’ai trouvé le Longmorn d’une très grande classe tandis que le Glendullan se révélait plus « gros doigt » comme on dit ici, c’est à dire plus grossier. Un écart important de « standing » s’imposait instinctivement à moi.
Quelle ne fût pas ma surprise après un tour des tables afin de recueillir l’impression générale sur les deux premiers whiskies dégustés. Le Glendullan était très largement plébiscité alors que le Longmorn était un peu décrié … certes quelques personnes l’ont apprécié mais ce n’était pas l’enthousiasme que j’ai ressenti moi en le dégustant …
Nous avons mangé puis dégusté le très beau Bowmore 1980 et enfin le superbe Port Ellen 1974. Cela faisait longtemps que je n’avais pas dégusté un aussi bon Port Ellen. Je crois que les 46° étaient parfait pour ce fût. Une véritable plénitude se dégage de cette version.
Après la soirée, je ne pouvais m’empêcher de revenir sur le Longmorn et le Glendullan. J’avoue que cela me laisse un peu perplexe. Cela va au delà du simple « les goûts et les couleurs ».
Comment expliquer cela ? Le Glendullan joue sur un registre exubérant, la bouche se révèle très fruité, il y a des choses mais bon … Je crois que ce n’est pas le fait que l’on ait aimé le Glendullan qui m’embête mais plutôt le fait qu’en le dégustant après le Longmorn, on se soit dit « Ah quand même, celui a des choses à dire, il y a de la matière ».
Je pense qu’il y a débat à discussion même à philosopher ;o) sur le sujet.
J’aimerai donc avoir un peu vos commentaires là -dessus ….
Manu















Commentaires
1. Le samedi 4 fĂ©vrier 2006 à 14:04, par jeanmarc
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