DĂ©marrage en douceur avec le 15 ans que j’ai toujours apprĂ©ciĂ©. Je ne comprends pas les dĂ©tracteurs du 15 ans. On a la finesse, les arĂŽmes uniques de tourbe, d’exotisme si typique Ă  Laphroaig
.

 Notre HĂŽteLe quarter Cask achĂšve l’apĂ©ro. Un must. Il devrait Ă  mon avis remplacer le 10 ans 40° !!! D’ailleurs oui nous avons dĂ©cidĂ© d’occulter le 10 ans 40° qui pour ma part n’est pas Ă  la hauteur de ce que la distillerie peut proposer. Je le trouve un peu aseptisĂ©. J’ai d’ailleurs une anecdote Ă  son sujet. Avec Thierry (BĂ©nitah), nous Ă©tions dans un pub Ă  Edinburgh oĂč la sĂ©lection des whiskies Ă©tait assez pauvre. Nous commandons un Laphoraig 10 ans. On nous le sert et lĂ  stupeur ! « Monsieur le Barman, vous vous ĂȘtes trompĂ©, on dirait un whiskey irlandais » ! Et non, c’était bien du Laphroaig 
. Bref, ce petit Ă©cart pour dire que le 10 ans manquait un peu de structure pour participer Ă  cette dĂ©gustation. Vous me direz et le superbe 10 ans Cask Strength ! Eh bien on ne savait pas oĂč le caser. Nous avions peur de nous « casser » le palais avec et de ne plus apprĂ©cier le reste.

IntermĂ©diaire grillades de bƓuf et de poulet (merci fabrice) et hop on enchaĂźne sur la suite.

Laphroaig 30 ans. J’avais eu l’occasion de le dĂ©guster Ă  mainte reprise mais c’est toujours un bonheur. Un nez exceptionnel d’élĂ©gance, de finesse, et une complexitĂ© rare. Comme Ă  chaque fois on reste un peu sur sa fin en bouche. Il lui manque un peu de puissance pour que le rĂ©gal soit total. Mais ne soyons pas trop difficile, ce 30 ans reste une rĂ©fĂ©rence.

Laphroaig 40 ans. Le seul de la soirĂ©e que je n’avais jamais dĂ©gustĂ©. En effet, quand il fut dĂ©gustĂ© il y a quelques annĂ©es Ă  Paris lors d’une soirĂ©e Laphroaig j’avais ratĂ© la dĂ©gustation Ă  cause d’un concert d’Iggy Pop Ă  l’ElysĂ©e Montmartre 
. Remarquez, j’avais bien fait car j’ai pu le dĂ©guster ici alors qu’Iggy Pop, je ne suis pas prĂȘt de la voir venir Ă  la RĂ©union ! Ce Laphroaig 40 ans a enchantĂ© tout le monde. Quelle fraĂźcheur ! Sa couleur tout d’abord bien plus clair que celle du 30 ans, laissait prĂ©sager d’un vieillissement mesurĂ© 
 Le rĂ©sultat est lĂ  ! Une fraĂźcheur mentholĂ©e sur des arĂŽmes de cuir, de bois prĂ©cieux, de tourbe, de fruits rouges, de rĂ©glisse 
. Que c’est bon ! Un vrai dĂ©lice. Il a fait l’unanimitĂ©.

 Un trio d’exceptionEnfin le « Whisky of The Year » 2005 des Malts Maniacs, je prĂ©sente Laphroaig 1974 31 ans Sherry Cask 49,7° embouteillĂ© en exclusivitĂ© pour La Maison du Whisky. Je ne vais pas m â€˜Ă©taler car beaucoup d’entre vous l’ont fait dans ce blog mais il reste toujours aussi impressionnant. La parfaite harmonie de la tourbe et du sherry disait quelqu’un et c’est vrai. Quelle maĂźtrise. La puissance et la complexitĂ© aromatique en bouche est l’une des plus riches qui soit. Une version d’Anthologie.

Bref, une merveilleuse dĂ©gustation oĂč chacune de ces versions a tirĂ© son Ă©pingle du jeu.

Manu