Bunnahabhain 1968 Auld Acquaintance - 43 % (OB):

Couleur : très jolie couleur cuivrĂ©e Ă  reflets orangĂ©s avec un peu de vert et de miel.

Nez : marquĂ© par le sherry, l'abricot, le cuir, les Ă©pices douces (cumin) et la noix (presque la noix verte). Il Ă©volue sur le tabac (Ă©voque un cigare puissant) et sur le safran. Absence de tourbe. Le nez est magnifique de dĂ©licatesse.

Bouche : sur la rĂ©glisse, remarquable et noble poussière de malt. Elle se montre gourmande mais mesurĂ©e, sans excès. Elle se dĂ©veloppe avec finesse sur la pomme cuite, les fleurs capiteuses et la pĂŞche mĂ»re. Elle possède beaucoup de profondeur et d'Ă©lĂ©gance avec un remarquable Ă©quilibre. La bouche est plus Islay que le nez avec sa touche de girofle et de sel.

Finale : Longue, elle fait la queue de paon avec son fruitĂ© juteux. Elle devient au fil des secondes plus sèche (fruits secs) et lĂ©gèrement animale.

Bunnahabhain vu sous son meilleur jour. D'une longueur et d'une fraîcheur étonnantes.

Caol Ila 9 ans - Wilson et Morgan - 46 %:

Couleur : jaune soutenue Ă  reflets verts.

Nez : un peu fermĂ© et marquĂ© par le feu (la fumĂ©e d'un feu), les herbes. Nettement mĂ©dicinal du cĂ´tĂ© des plantes (verveine, sauge).

Bouche : grasse, fumĂ©e, elle se montre linĂ©aire et lourde. Elle Ă©volue avec duretĂ© et ne possède aucune nuance.

Finale : fatiguante, elle est marquĂ©e par des notes de javel (carrĂ©ment). Le fĂ»t est directement mis en cause.

Je n'ai pas apprécié cet embouteillage et s'il était passé devant le comité de dégustation de La Maison du Whisky, je doute fortement qu'il aurait eu quelques afficionados pour le soutenir.

Clynelish 32 ans - 49.4 % (OB):

Couleur : jaune or vert soutenu.

Bouche : relativement linĂ©aire et simple. Elle est marquĂ©e par l'amertume de l'orge maltĂ©e. Puissante et piquante, en son milieu de bouche elle se montre sucrĂ©e et s'Ă©tend un peu mais ne relève pas la palette aromatique. En cela, elle manque d'ambition vu le pedigree annoncĂ©.

Finale : un peu d'huile vient se rĂ©pandre sur la cendre et le tabac. L'ensemble finit sec.

On est loin à mon avis des grands Clynelish. Le temps passé en fût à sûrement été néfaste au fruit et à la complexité. Ce dont Clynelish ne manque pas habituellement.