A titre personnel, j'ai apprécié cette pièce, il y avait quelques longueurs, c'est sûr, mais les comédiens l'ont très bien jouée. A sujet scabreux, troisième voire quatrième degré, (bien sûr il ne s'agit de proof, encore que...). Les acteurs nous ont fait la gentillesse de venir passer un moment avec nous après. Sympa et simple.

Quant aux trois single malts, le premier : Springbank 1996 affiné en fût d'Hermitage blanc - 46 % Murray Mc David : Joli nez complexe, floral, fruité. Bouche douce, bien tenue. Un Springbank intéressant. La longueur est là. Bel équilibre.

Le deuxième a fait l'objet d'un grand plébiscite : Old Pulteney Unfilltered Handbottled - 1981 - 46 % Signatory Vintage : Joli nez marqué par une tourbe fine, un peu huileuse. Le sherry apporte des notes de cuir, de chocolat. La bouche est très présente, pleine. La finale est longue, on peut dire qu'il a fait oublier le Springbank goûté avant. Les amateurs de Brora feraient bien de se précipiter sur cette version car il n'y a que 456 bouteilles. Quelle présence en bouche.

Le troisième single malt a déjà fait l'objet d'un billet : Bowmore Prestonfield. Je dois dire qu'à chaque fois que je le redécouvre, j'adore de plus en plus, cela devient dangereux... Je défendrai donc ce Bowmore contre vents et marées. Découvez-le, redécouvrez-le, c'est splendide. Il a le charme discret non pas de la bourgeoisie, mais des grands single malts qui savent être subtils et toujours présents.

Je retourne à mon hibernation...