Avec un autre de mes très bon ami, Fabrice, nous avions entrepris de faire « craquer » vincent en lui faisant fumer son unique exemplaire de ce Partagas Salomon. Partagas Salomon en hommage Ă  Compay Segundo Entre-temps, fabrice et moi (fabrice Ă©tait venu avec le Club au Japon en mai dernier) avons trouvĂ© dans un magnifique bar Ă  Whisky et Cigare Ă  Tokyo deux Salomon … mais de chez Montecristo. Un Salomon très rare (qui comporte sur sa bague le portrait de Compay Segundo) qui n’était disponible que dans un magnifique coffret très limitĂ© rĂ©alisĂ© par la sociĂ©tĂ© Habanos en hommage Ă  Compay Segundo. Le propriĂ©taire de ce bar Ă  Tokyo avait eu ce coffret et comble de chance avait dĂ©cidĂ© de cĂ©der moyennant lourde finance quelques exemplaires de ce Salomon.

Désormais chacun en possession d’un unique exemplaire d’un cigare et d’un même module, nous avons décidé d’organiser une soirée Salomon. Restait juste à trouver l’occasion. Vincent venant d’avoir 35 ans, Hélène sa compagne ayant eu la bonne idée de lui offrir entre autre un Prestonfield Springbank 1970, nous avions trouvé le whisky qui accompagnerait cette soirée Salomon ... bien que le Glen Grant 1955 de chez Gordon et Macphail ou encore le Glenlivet 1974 46° également de chez G&M nous faisaient de l’œil. Oui au fait, Vincent possède une très belle sélection !

Nous voilà donc réuni chez Vincent avec Fabrice. Le cadre se prête magnifiquement à une très belle soirée de dégustation sur la varangue devant la piscine avec une vue ouverte sur l’Océan.

Devant un tel cigare, objectif avoir l’estomac bien rempli. Fabrice, nous a ramenĂ© en entrĂ©e une pizza 4 fromagesChez Fabricio, les plus grandes pizzas de l’île en provenance de sa pizzeria « Chez Fabricio, les plus grandes pizzas de l’île ». Et bien on peut dire que ce n’est pas de la publicitĂ© mensongère après l’entrĂ©e on n’avait presque plus faim (avec seulement une seule et unique pizza !).

Après mangé, voici le moment tant attendu. Nous contemplons nos cigares, immortalisons l’instant et commençons la dégustation...

L’allumage d’un Salomon est unique. On allume le tout petit bout (qu’il ne faut pas couper) et la combustion se fait petit à petit plus grande pour arriver à toute la circonférence du cigare … magique !

Malheureusement les cigares n’ont pas rĂ©pondu Ă  nos attentes. Les cigares se sont rĂ©vĂ©laient de bonnes factures mais n’ont pas atteint des sommets. Le Salomon Partagas prĂ©sentait une fumĂ©e peu gĂ©nĂ©reuse malgrĂ© un tirage correct, une puissance aromatique limitĂ©e (ce qui est rare pour un Partagas, pensez au D4, D1, Lusitanias ou encore 8-9-8). Le Salomon Montecristo possĂ©dait dans les deux cas, une bonne combustion, une fumĂ©e très gĂ©nĂ©reuse mais une ampleur et complexitĂ© aromatique assez dĂ©cevante. Vers le deuxième tiers, il s’est montrĂ© un peu plus nerveux mais sans grande envolĂ©e. On aurait aimĂ© au moins la richesse du Montecresito A , l’autre « monstre » de la marque.

Finalement, le plus grand plaisir a été dans la contemplation et dans la tenue de ce module hors-norme. La part de rêve a été importante ce soir là. C’est déjà beaucoup …

Le Springbank 1970 a quant Ă  lui tenu toutes ses promesses. Il a tout d’abord parfaitement accompagnĂ© les cigares. Il s’est rĂ©vĂ©lĂ© tout simplement grandiose ! Quoi dire de plus, il faut aimĂ© les sherry cask un peu lourd ! 34 ans de fĂ»t et malgrĂ© tout, une belle fraĂ®cheur s’exprimait (notes d’eucalyptus). On retrouve la rĂ©glisse, des Ă©pices, un boisĂ© concentrĂ©, de l’ampleur et de l’harmonie. UnanimitĂ© Ă  la table des trois.Merci HĂ©lène !!!

Merci Vincent de nous avoir reçu. Merci Hélène de nous avoir laissé monopoliser ta varangue (c’était bien Desparate HouseWifes ?). Merci Fabrice de m’avoir ramener dans ta très belle nouvelle voiture ;o)