La couleur tout d'abord, particulièrement jolie avec ses tonalités or pâle nuancées de vert tendre. Une fois n'est pas coutume, je verse quelques gouttes dans la paume de ma main afin d'en saisir les premiers arômes. L'orge maltée finement fumée est immédiatement présente (je pense à Caol Ila). Les agrumes (citron, orange), l'huile, presque le baume montre son nez progressivement (Old Pulteney).
Le nez se révèle à la fois malté et tourbé (évocation du grain d'orge séché au feu de tourbe). Tout cela est soutenu par des notes de pain grillé. Il évolue sur la cendre (âcreté de la fumée de tourbe). Caol Ila semble avoir pris le dessus. Il faut du temps et y revenir, tirer dessus comme l'on dit pour retrouver l'huile et le baume quelque peu médicinal. Longtemps après, les fruits rouges (framboise) apportent leur touche de fraîcheur et de complexité. J'y décèle même des notes de raisins frais à la manière d'un grand vin blanc sec et fruité (un bourgogne notamment).
La bouche est vive et littéralement explosive. Pensez à une coque de chocolat noir amer dans laquelle on aurait mis du whisky fumé. Réactions en chaîne. Evoque une allumette que l'on vient de grater sur le soufre. Caol Ila donc. Le milieu de bouche prend de la consistance, de l'épaisseur. Il devient huileux, réglissé et fruité (poire). Une influcence du Old Pulteney.
La finale fait traverser des brumes d'une fumée épaisse. Caol Ila revient au grand galop. Elle se montre également sucrée comme un bonbon. L'ananas est très présent, de nouveau Old Pulteney.
J'ajoute de l'eau afin de pousser à fond mon investigation. Le nez devient miellé et marqué par les herbes sèches. La bouche se montre ronde et moelleuse. Si dans un premier temps, l'eau me paraît nécessaire, à y bien regarder je le préfère sans eau.
Au final, aucun des deux single malts ne domine l'autre. Chacun a ses périodes d'influence et de certitude sans pour autant écraser l'autre. Il s'agit d'un assemblage particulièrement nuancé qui scelle un beau mariage comme le souligne l'étiquette. Ma note 90/100 (45 pour le nez et 45 pour la bouche) car House Blended nous fait parcourir un chemin aux paysages relativement variés. On pourrait le déguster de toute autre manière comme par exemple sans se préoccuper de chercher l'influence de Caol Ila ou de Old Pulteney, le plaisir serait toujours au rendez-vous.
















Commentaires
1. Le lundi 14 novembre 2005 à 22:24, par Serge
2. Le mardi 15 novembre 2005 à 08:21, par TB
3. Le mardi 15 novembre 2005 à 11:53, par hubert
4. Le vendredi 18 novembre 2005 à 08:17, par Serge
5. Le mercredi 23 novembre 2005 à 19:00, par Olivier de Dunkerque
6. Le lundi 28 novembre 2005 à 19:12, par PEtite_amie_perdue
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