Strathisla 1985, 65.3% G&M Sample 1447

Bon sang, quel degrĂ© pour ce 20 ans. Le rĂ©chauffement de la planète serait-il en cause ? Autant que je sache, l’augmentation du degrĂ© d’un whisky au cours de sa pĂ©riode de vieillissement est un phĂ©nomène propre aux Etats-Unis, notamment dans le Kentucky.

Autre explication, plus plausible, Ă  ce fort degrĂ©, la mise en fĂ»t du « new make » Ă  la force de l’alambic c’est Ă  dire Ă  un degrĂ© avoisinant 70% abv. Cette pratique avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© observĂ©e au cours des annĂ©es 70 en Ecosse afin de parer Ă  une pĂ©nurie de fĂ»ts. Cette pĂ©riode de l’histoire de l’industrie du whisky a Ă©tĂ© illustrĂ©e par une gamme de single malt baptisĂ©s « Rare malts » du groupe Diageo, donnant naissance entre autre Ă  un Linlithgow 1979 titrant la bagatelle de 63.8%abv.

Bref, pour en revenir Ă  ce Strathisla, c’est peu dire que « Ă§a sent l’alcool ! » A la dilution, c’est un vĂ©ritable nectar de poire william + notes anisĂ©es et orge maltĂ©e. Puis arrive la fleur, jasmin, chèvrefeuille. La bouche corrobore le nez sur la poire. C’était le whisky « Bug Selection » du billet du 12/10/05.

Glenlossie 1982, 61.8% G&M Sample 1443

RAS ! Caramel, exotique, notes de souffre (cĂ´tĂ© pĂ©tard !). Ne restera pas dans les annales.

Glen Mhor 1979, 66.1% G&M Sample 1445

PlutĂ´t frais, printanier, fleuri, vert, agrumes. L’eau n’est pas la bienvenue, ça se transforme en nez de paraffine chaude. La bouche, ça se corse ! C’est plutĂ´t space ! Moisie, rance, me rappelle la traditionnelle « british cup of coffee » qui Ă©voque un jus de chaussette ! Complètement amère. Hard !